Vincent Fries et Justin Faust réveillent le spectre de Jaunt et lui mettent une bonne tartine de basse lourde. ça sonne la compression à outrance, le glorieux phaser – mais c’est diablement bon.
J’ai toujours eu un faible pour Ryuichi Sakamoto et cet edit de son Mill Theme par Robotaki ne déçoit pas. Plutôt à écouter avec un verre de rosé en terrasse, en attendant vos cuisses de grenouilles.
Un amour inconditionnel pour Inside Your Love, que j’ai samplé à au moins 4 reprises avant d’arriver à un résultat audible. Et Discotech se paye le luxe d’éditer la version de Leon Ware (dont je vous recommande « Instant Love » en duo avec Minnie Ripperton… La chanteuse originale d’Inside My Love… Vous suivez ? :))
Comment ne pas conclure sur une note de perfection ? Cut Copy avait à mon avis produit un des mixes les plus éclectiques, mélodieux et intelligents avec une playlist de grande qualité. Je l’écoute plusieurs fois par mois et je ne m’en lasse jamais. Magnifique.
Hé, si on m’avait dit que deux petites phrases de rien du tout créeraient autant la polémique, je ne vous aurai pas cru. Mais j’ai plaisir à lire vos retours, vos impressions et à voir que vous défendez votre approche ! Ce mois-ci, vous êtes environ 5000 visiteurs uniques (si je me réfère à Dieu Analytics) et vos mails ont été plus que nombreux. J’aimerai vous répondre à tous qu’on pourrait organiser une petite rencontre à Lyon, pour la blague, pour parler musique. On l’avait fait à l’époque pour daftday.org (pour lequel j’ai gardé le NDD ! Au cas où…) et ça avait été très sympa. Bref, c’est ouvert… je ne sais pas ce que vous en pensez ?
Côté musique, autant vous faire une sombre confession immédiatement : J’ai attentivement écouté Teenage Dream de Katy Perry – et j’ai aimé (Bon ok j’ai un an de retard.). La version Glee Cast, la version originale, j’aime. J’ai beau me raccrocher à la ligne de basse pour faire le branleur, je trouve le titre diablement efficace. Mon côté french midinette.
Je vous rassure, ce n’est pas de Katy dont il sera question. Quoique.
Pour commencer, deux extraits de l’album de Digikid84 à paraître courant Juin et qui vous avait déjà fait smurfer avec son Bboy Underground. Objectivement, j’ai choisi mes deux titres au coup de coeur. Je vous laisserai vous faire les dents sur le LP et donner vos retours en plus !
Retro/Grade – Reset, c’est du lourd. 9’22″ pour vous convaincre de la puissance de la prod. Pour les impatients, ça part à 3’10″. Et ça envoie tout le long.
Et comme il est toujours plaisant de finir sur les classiques revisités, voici l’excellent remix de Love on a real train des inénarrables Tangerine Dream par Symbol’One
Ces derniers temps, je reçois un message sur mon Wall : « Pourquoi la qualité des titres du blogs est devenue moins bonne ? ».
Après une intense lutte intérieure, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre qu’il fallait avancer vers de nouveaux genres et ne pas rester bloqué sur les amourettes musicales d’il y a 5 ans. Toutes les archives de n’importe quel audioblog peuvent le faire sans soucis.
A 25 ans, j’ai pas envie de faire partie des vieux cons qui disent « c’était mieux avant », où sont les Cryda, les Roulés etc ? Non. Fini. Je réserve ça pour ma crise de la quarantaine.
Les titres dont je vous parle dans cet article, je les ai aimé, écouté 15 fois chacun sans m’en lasser, j’ai bougé la tête dessus et je les défendrai comme les enfants que je n’ai pas.
Notamment ce super remix d’un titre du dernier album de Keren Ann, que ma copine m’avait fait découvrir au détour d’une conversation. Comme elle a du goût, elle me fait forcément écouter « My name is trouble », piste d’ouverture inspirée et à cent lieues de ce que l’artiste représentait pour moi (un peu branlo-bobo, me demandez pas pourquoi.)
Il y a une semaine tout pile, les copains Walter Sobcek lâchent un remix du titre que je qualifierais de « génial ». Et je pèse bien mes mots. Émotion et mélodie travaillées, il vaut vraiment le détour, d’un bout à l’autre – et son solo de guitare emballée sur fond de sample super haché m’a définitivement conquis.
Il y a ceux qui naviguent intelligemment dans les genres, prenant ici et là une bonne idée. The Magician est de cette race de mecs qui empruntent le style de production de Spirit Catcher, te rajoutent la savante dose progressive et l’intro de 2 min 40 qui va bien et se font catapulter dans la dernière compil de Kitsune. Bien mérité.
Il y a ce Lifelike qui m’avait rendu fou de sa musique il y a maintenant 8 ans… et qui commence à partir sur une voie que j’aurai souhaité ne pas le voir emprunter. De remixes en remixes, depuis plus d’un an, c’est déception. Il vous reste les mashups les copains, notamment ce mélange qui semblera naturel à tout homme à l’oreille un peu afutée : Ce morceau de Gypsy and the Cat a tout simplement la même ligne de basse que « So Electric ».
Pour finir la sélection, je pense à ce remix un peu typé Cold House du dernier Justice par Luxar. Je dois avoir une obsession des titres progressifs en ce moment, car on pourrait considérer ce morceau comme une intro de lui-même. Je sais, c’est concept. Mais écoutez et dites-moi. Je le trouve tout simplement bien pensé et produit bien sèchement. Un titre à ranger dans la catégorie « Play it Loud« .
On dirait le titre d’un film de Klapisch, ou du nouvel album de Lorie. Il n’en n’est rien !
J’avais surtout envie de revenir vous faire partager un peu de musique, et de monologue qui part dans toutes les directions – qui reste quand même ma vocation première.
Au passage, l’arrivée à Lyon se fait – un peu à 100 à l’heure, mais pour de vrai. Entre un nouveau job, une nouvelle ville et une nouvelle vie, il faut prendre le temps d’atterrir. Je suis censé rencontrer l’ami Pyramid prochainement, je dois relancer les personnes de lyon69.net pour des histoires autour des nuits sonores, d’autres contacts à voir et découvrir et je cherche inlassablement un petit club/bar/péniche où mixer un peu de bonne musique.
La ville est magnifique, la gastronomie assez incroyable et le vivier de musiciens dits « électro » apparemment impressionnant. Tout est dit.
Pour ce qui nous concerne, les amis, voici quelques titres que je sors de ma besace et qui m’ont bien sorti de mon habituelle rengaine de début d’année un peu rageuse (« Mais merde, plus personne ne fait rien de bien, c’est tout mort ! »). En même temps, je ferai bien de me sortir les doigts du cul de mon côté et d’arrêter de me plaindre, ça fait un an que j’ai rien produit. Depuis le remix pour Charles Schillings. J’ai une quantité impressionnante de samples mis de côté et des idées plein la tête. Juste pas le talent pour les cracher comme je veux je crois.
Mais des gens talentueux, il y en a !
Pour preuve, Diamond Cut qui remixent comme peu savent le faire. Je vous invite à patienter pendant l’intro et à vous prendre pleine face cette basse à 1:15 environ. Le titre déploie alors tout son potentiel et on ne fait plus que patienter jusqu’à 3:15 pour s’en reprendre une tartine ultra énergique. Bien produit, ultra punchy et décomplexé.
Anoraak s’en sort avec honneur sur le remix produit pour Pacific! chez Vulture. Au démarrage, ça sonne comme ce fameux remix de Relation par Lifelike (qui commence clairement à me décevoir dans l’évolution de ses sons. C’est dit.)
Et finalement, notre nantais à lunettes fumées prend ses marques et rend l’ensemble joli. Tout simplement joli.
J’adore quand les artistes trop facilement étiquetés French Touch sortent de nouveaux titres de derrière les fagots. The Eternals m’avaient bluffé il y a quelques années avec leur B.O imaginaire « Astropioneers » (qu’il faut vous procurer de toute urgence si vous êtes passés à côté, chez Diamontraxx) et ont toujours été acoquinés à l’image Crydamoure, 20000st et Diamontraxx. Bref des mecs qui ont fait 3 des plus gros labels de l’époque et qui sont d’énormes producteurs. Un des frangins proches du groupe (avec qui il avait déjà collaboré pour quelques side projects), Madji’k, a ouvert son Soundcloud et propose de nouvelles choses à l’écoute. On aime, on soutient.
Mon papa, c’est un amoureux de la musique. Un vrai des années 80. Avec lui j’apprends toujours des trucs et je découvre sans cesse de nouveaux morceaux. Ce week-end, je parlais avec lui de mes projets musicaux et des mes idées samples et il lui est venu une demi-douzaine d’artistes dans la trempe de ce que j’aime – aujourd’hui – toujours écouter et qui ont fait bien plus que m’influencer.
Il me cite Gino Soccio, Alan Parson – me reparle de ce groupe de reggae dont il avait acheté le maxi à la fois pour la pochette et pour un unique titre et qu’on a bien été incapables de retrouver. Et en discutant de The Alan Parsons Project, nous réécoutons et redécouvrons ce petit bijou imprenable qui ne mérite ni sample ni reprise. Ce genre de morceaux parfaits auxquels il ne faut pas toucher.