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Random Access Memoremixes

Après m’être lourdement épanché sur Random Access Memories et avoir crié au chef d’oeuvre – ce que je maintiens fermement, il est temps de faire un micro-bilan des remixes intéressants qui ont pu pointer leur nez sur la toile entre le 20 Mai et aujourd’hui.

Ma sélection est purement subjective, vous vous en doutez, loin de nous la tentation de céder au tout venant.

Pour respecter un peu une sorte de hiérarchie, je vous propose de les poster par date de publication, du plus ancien au plus récent, ce qui vous permettra de juger de l’évolution qu’ont pu prendre les morceaux sélectionnés avec le peu de temps qui nous sépare de la sortie de l’album.

A l’échelle d’Internet, RAM est déjà super #OLD – alors allons-y :

M-Rock joue le jeu de Get Lucky et délivre une version gentiment éditée qui tire davantage la couverture au Disco avec ses violons en guise d’accompagnement et ses cuivres qui soutiennent le tout. Une petite batterie rejouée, plus sèche et le tour est joué :

Adán & Ilse eux, prennent le parti de s’attaquer à Giorgio by Moroder et réussissent un petit tour de force entre Edit et Remix dans lequel ils arrivent à délivrer une version plus sombre et froide que l’originale. Mention spéciale au final déprimant au possible, mais très très bien exécuté.

DGTO nous a déjà habitué à de chouettes titres et remixes, ici c’est Instant Crush qui est passé à la (gentille) moulinette car on s’écarte assez peu du titre d’origine finalement. On shunte les parties instrumentales, on se concentre sur couplets/ponts/refrains avec un petit synthé en lead qui emballe joliment le tout :

Le parti-pris d’Offsuit n’est pas d’aller vers l’originalité formelle mais de se concentrer sur l’efficacité. Bien moins kéké-pompe-Dubstep-FatBeat que beaucoup d’autres remixes, si celui-ci n’est clairement pas mon préféré, il a le mérite de laisser respirer le morceau d’origine et de le rendre presque dansant :

Mac Stanton prend Lose Yourself  To Dance et lui applique la formule magique More Beat/More Bass/More Vocoder et ça marche très très bien évidemment, on tient ici mon chouchou de la liste, qui reste simple, pas prétentieux et conserve la lourdeur-moiteur du morceau d’origine :

 

BUT WAIT KIDS THERE’S MORE !

PV Nova, connu des amateurs de podcasts Franco-Blago-Cyprienistico-Normaniens réussit un petit tour de force, seul dans son coin : revisiter Get Lucky à travers 10 décennies musicales. Une vraie bonne idée, un peu comme un cours de musique en accéléré dans les oreilles. 

 

A votre tour de partager vos pépites en commentaires…

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Morning Selection

Vous connaissez désormais ma propension à squatter un titre de manière compulsive pour en distinguer les moindres facettes, variations  etc.

Cette semaine, petite sélection éclectique et finalement assez peu thématique.

On commence avec Paulie et son Spread Love et sa basse en accords mineurs. Un titre à la fois progressif et délicat qui saura vous accompagner par son agréable répétitivité dans laquelle vous lover. Rien de révolutionnaire, mais un bon titre de transition.

J’aime les covers bien décalées  Un peu à la manière de Béatrice Ardisson qui nous faisait redécouvrir des titres aimés et/ou délaissés. Ici, les reprises et remixes sont allées quasiment plus vite que le titre original. Maintenant que Get Lucky squatte les tops mondiaux, on peut enfin récolter les fruits du bon travail d’artistes improbables, comme Dirk Hess qui propose ici un titre bien plus intéressant à mon goût que celui de Daughter sur lequel Internet semble s’exciter. Une voix qui n’est pas sans me rappeler le grand E de Eels, peut-être à défaut, mais qu’importe, le titre est bon :

Touch Sensitive a un nom prédestiné à la production de titres qui « parlent » dès la première écoute. C’est ici la profonde basse et le beat assez lents qui font mouche. A la manière d’un Jupiter par Kris Menace et de sa lente progression, on retient ici une certaine naïveté dans les synthés, mais la grosse efficacité instantanée. Imparable.

Ibrahim Maalouf et son Maeva in the Wonderland, dont la découverte est due à mon beau-père (Note : entre mon père et son invétéré goût pour les 70′s/80′s et mon beau-père plutôt branché Jazz/Fusion/Classique, il y a de quoi tenir de belles soirées.) On a affaire ici à un titre tellement riche qu’il serait réducteur que de tenter de l’expliquer. ça s’écoute très fort, mais en résumé : Il y a un trompettiste de génie, un fat beat, un improbable et monstrueux break  et des surcouches mélodiques qui parviennent pourtant à rester cohérentes :

Parfois, je n’arrive pas à remonter assez loin pour retrouver l’origine d’un son. Ici, Razor-N-Tape Records propose un rework d’un track de Funk dont il y a a peu près 10 samples à tirer. Il est tagué « Boogie-Tronic » sur Soundcloud et le porte vraiment bien. Sa basse, ses claps abusivement stéréophoniques et ses leads sont savoureux.

On se retrouve bientôt avec une nouvelle sélection de titres sur lesquels prendre du bon temps…

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Et le Lauréat est…

J’inaugure une session Awards.

Les cérémonies m’ont toujours fasciné et même si j’ai détesté les derniers Cesars (qui deviennent une catastrophe nationale au fil des éditions), j’estime qu’il est de bon goût de partager avec vous, si vous le permettez – selon moi – le meilleur titre de 2012.

Pour qu’un titre soit bon, il faut qu’il respecte certains critères : Il doit être réécoutable dans l’année sans perdre de sa saveur, il doit être puissant, mélodieux, s’inscrire dans la tendance tout en étant un peu intemporel… Bref, le cocktail est subtil en ce qui me concerne.

En 2012, le titre qui a le plus collé à mes attentes, que j’ai toujours eu plaisir à réécouter, dont le clip allumé m’a séduit et pour lequel je trouve la production simple et complexe à la fois est :

Inspector Norse de Todd Terje :

Prenez un casque, 6 min 41 de votre temps et immergez-vous dans des beats clinquants, une basse sautillante et un pont ravageur.

Simple, efficace, intemporel.

SNR, si tu veux bien donner ton Award de 2012, on t’attend !

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Daft Day

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J’annonce officiellement le lancement de daftday.info !

Daft Punk, informations, amour.

Make it roll and give it some love !

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No End

Il y a deux sortes d’artistes. Ceux qui jouent le ramdam/buzz  et qui se bananent en beauté et les autres. (Une intro qui pourrait être copyrightée Usul, que je salue – et admire – au passage.)

Daft Punk fait partie de la deuxième catégorie.

Je ne vais évidemment pas vous relister la quantité d’articles déjà écrite ces 7 dernières années ici, mais il y a moins de 3 ans, j’écrivais ça  en affirmant haut et fort que nos deux robots bien français portaient l’étendard d’une musique dans laquelle s’engouffraient les followers moins créatifs depuis des années.

Il est su qu’ils sont passés par la case studio, je ne vous apprends rien, que les collaborations les plus prestigieuses ont été évoquées, qu’il s’agisse de Nile Rodgers ou encore de Giorgio Moroder en passant par Paul Williams, sans compter Gonzales… BREF ça hume un peu l’EPIC album dont peu pourraient se targuer.

Alors que ces différents protagonistes lâchent des infos depuis quelques mois, Nile via son blog ou Giorgio en vidéo – où il évoque le génie et le perfectionnisme de Thomas Bangalter, évidemment, la rumeur enfle comme un bon levain.

Il y a une semaine, l’accord de signature avec Columbia Records est confirmé. Reveal d’un nouvel artwork qui n’est pas sans rappeler les peintures blindés de dégradés retro-futuristes 70′s, Internet s’enflamme, je m’auto-consume – c’est un peu le retour attendu depuis la sortie du « décevant » Human After All – qui a assis sa qualité d’album propre aux bootlegs et remixes lors de la tournée Alive, je ne reviendrai pas là dessus, vous n’aviez qu’à être là.

SO ?

3 Mars, Saturday Night Live, Coupure pub. Et ça :

Cocotte Funk, petite basse qui run run run, 15 secondes de bonheur et de frustration projetées aux oreilles d’un public qui commence à connaître la recette : Promo minimale, impact maximal.

Le retour de Daft Punk est déjà un évènement en soi. Je ne me risquerai pas à commenter le son présent dans la vidéo, même si on pourrait s’amuser aux théories les plus fofolles :

  1. Un Discovery 2.0 avec ZERO sample. Que du joué, à l’instrument « classique ». Qui met tout le monde d’accord.
  2. Un album qui retracerait l’histoire musicale, avec du Bach un feat. de Boris Vian, une prod de Bronski Beat et Feist pour un duo virtuel avec Michael Jackson.
  3. L’album frustration : Ils auraient voulu naître il y a 50 ans, font de la merde avec des artistes qui ont déjà marqué leur époque et se vautrent en citations, reprises, samples voire covers de groupes totalement resucés.

Honnêtement pour l’instant, je ne sais pas. Mais je suis excité, et malgré toute la blasitude (très travaillée) acquise au fil des années, je ne peux pas m’empêcher de repenser à la période qui a précédé la sortie de Discovery, avec son lot de rumeurs, de Fake Leaks, de CD gravés échangés au lycée et de l’excitation de « peut-être » entendre LE nouveau son à entendre.

Je me rappelle du moment où j’ai enfin pu acheter l’album, le jour de sa sortie (NDLR  : à l’époque, il fallait squatter la FNAC les kids) où je l’ai écouté pour la première fois, après ma claque Homework et où je m’étais dit « Wow putain, j’ai jamais entendu un truc aussi fou de ma vie ».

Je ne vous souhaite donc qu’une chose, c’est de kiffer l’attente, et que celle ci soit récompensée.

Et à moi, je me souhaite une future bonne écoute, au casque, à écouter chaque morceau dans l’ordre sans skip.

Update du 6 Mars : Le compte Daft Punk Official sur Soundcloud est un fake. Que ce soit dit.

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Diese05 DJ Set @ Micromix Party 3

Les amis après une longue période d’absence le blog Dièse05 est de retour derrière les platines sur Paris  !

A l’occasion de la Micromix Party de samedi prochain SNR vous proposera un set bien distillé d’une heure dont la playlist sera en grande partie extraite du blog. C’est dans le 20ème avec entrée Gratuite, ambiance garantie et pour ceux qui le souhaitent rencontre avec SNR.

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Sodex – Fine

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Pêle-Mêle

Un pêle-mèle de mes dernières trouvailles, de ce que j’écoute en ce moment. Des trucs tops, des trucs drôles, des trucs fous.

BADABOUM

In deep we trust – Ba:sen. Un truc bien moite, répétitif et estival. Un titre qui vaut pour ce qu’il vaut : un fond musical à la cool dans une de vos soirées d’apéro-dinatoire qui vous vaudra un « Mais c’est quoi ce qui passe là ? ».

 

Gigamesh qui remixe Moullinex à gros coups de synthés. Bon je dois reconnaitre qu’à chaque fois que j’entends « Gigamesh », ou un truc qui sonne pareil, je pense à ce type complètement foufou de la vidéo Sakura Con 2009. « Girugamesh ». Bref. Le titre est vraiment cool hein, en dehors de ces digressions totalement inappropriées.

 

Squaretunemagician. Déjà tu places ça, t’as gagné. Ce jeune lyonnais apprécie plus que de raison la haute dose de dessins animés et de jeux vidéos qu’il a, semble-t’il, ingéré dans son enfance, et a décidé d’en faire son fond de commerce. Ainsi, un des thèmes phares de Saint Seya, avec la voix de Phoenix en V.O, passé dans sa moulinette, et c’est votre cerveau qui fait boum. Moi en tout cas ça me fait bien délirer : c’est bourrin, c’est un peu nostalgique et c’est plutôt drôle. Enfin pour moi. Bref. Écoutez :

 

Bof, pas grand chose à dire sur ce remix. Le Crayon envoie du bois. Il m’énerve à être bon. Nan sérieux, vraiment bon.

 

VOUS, FANS DE DRIVE : Sachez que je vous déteste un peu. Surtout, voux, qui semblez avoir découvert la musique et l’esthétisme qui va avec. Vous me la jouez « Mets Kavinsky » en soirée alors que vous l’avez découvert dans un film ! (bon je crois que je me suis déjà énervé là-dessus il y a peu…) Dernière blague en date : Je colle le remix de Dustin N’Guyen (aka Xavier de Rosnay / Justice) à une soirée gentille, hein, genre, on dansait même pas rien. Et une meuf me dit :

- « Ouais attends, si c’est pour mettre c’te merde, autant rien mettre. Mets l’originale ! ». Woké.

- Moi : « Tu l’as découvert où ce morceau ? »

- « Ben dans Drive, comme tout le monde ». Bref. Ok. On va pas parler musique toi et moi, on va se contenter de se faire croire mutuellement qu’on passe une bonne soirée.

Sinon, Electric Youth (vous comprenez le lien avec Drive) sort son nouveau single. C’est sucré-pipou, un peu trop d’ailleurs, mais ça reste mignon.

 

Mon titre du moment. Taillage de veine à coup de minimoog quoi. Nan plus sérieusement, Tulip (aka Play Paul aka Paul de Homem Christo aka le frère d’un des deux Daft Punk aka arrête tes conneries d’étalage de confiture) et Toxic Avenger m’envoient dans le cosmos…

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