No End

Par Diese

Il y a deux sortes d’artistes. Ceux qui jouent le ramdam/buzz  et qui se bananent en beauté et les autres. (Une intro qui pourrait être copyrightée Usul, que je salue – et admire – au passage.)

Daft Punk fait partie de la deuxième catégorie.

Je ne vais évidemment pas vous relister la quantité d’articles déjà écrite ces 7 dernières années ici, mais il y a moins de 3 ans, j’écrivais ça  en affirmant haut et fort que nos deux robots bien français portaient l’étendard d’une musique dans laquelle s’engouffraient les followers moins créatifs depuis des années.

Il est su qu’ils sont passés par la case studio, je ne vous apprends rien, que les collaborations les plus prestigieuses ont été évoquées, qu’il s’agisse de Nile Rodgers ou encore de Giorgio Moroder en passant par Paul Williams, sans compter Gonzales… BREF ça hume un peu l’EPIC album dont peu pourraient se targuer.

Alors que ces différents protagonistes lâchent des infos depuis quelques mois, Nile via son blog ou Giorgio en vidéo – où il évoque le génie et le perfectionnisme de Thomas Bangalter, évidemment, la rumeur enfle comme un bon levain.

Il y a une semaine, l’accord de signature avec Columbia Records est confirmé. Reveal d’un nouvel artwork qui n’est pas sans rappeler les peintures blindés de dégradés retro-futuristes 70′s, Internet s’enflamme, je m’auto-consume – c’est un peu le retour attendu depuis la sortie du « décevant » Human After All – qui a assis sa qualité d’album propre aux bootlegs et remixes lors de la tournée Alive, je ne reviendrai pas là dessus, vous n’aviez qu’à être là.

SO ?

3 Mars, Saturday Night Live, Coupure pub. Et ça :

Cocotte Funk, petite basse qui run run run, 15 secondes de bonheur et de frustration projetées aux oreilles d’un public qui commence à connaître la recette : Promo minimale, impact maximal.

Le retour de Daft Punk est déjà un évènement en soi. Je ne me risquerai pas à commenter le son présent dans la vidéo, même si on pourrait s’amuser aux théories les plus fofolles :

  1. Un Discovery 2.0 avec ZERO sample. Que du joué, à l’instrument « classique ». Qui met tout le monde d’accord.
  2. Un album qui retracerait l’histoire musicale, avec du Bach un feat. de Boris Vian, une prod de Bronski Beat et Feist pour un duo virtuel avec Michael Jackson.
  3. L’album frustration : Ils auraient voulu naître il y a 50 ans, font de la merde avec des artistes qui ont déjà marqué leur époque et se vautrent en citations, reprises, samples voire covers de groupes totalement resucés.

Honnêtement pour l’instant, je ne sais pas. Mais je suis excité, et malgré toute la blasitude (très travaillée) acquise au fil des années, je ne peux pas m’empêcher de repenser à la période qui a précédé la sortie de Discovery, avec son lot de rumeurs, de Fake Leaks, de CD gravés échangés au lycée et de l’excitation de « peut-être » entendre LE nouveau son à entendre.

Je me rappelle du moment où j’ai enfin pu acheter l’album, le jour de sa sortie (NDLR  : à l’époque, il fallait squatter la FNAC les kids) où je l’ai écouté pour la première fois, après ma claque Homework et où je m’étais dit « Wow putain, j’ai jamais entendu un truc aussi fou de ma vie ».

Je ne vous souhaite donc qu’une chose, c’est de kiffer l’attente, et que celle ci soit récompensée.

Et à moi, je me souhaite une future bonne écoute, au casque, à écouter chaque morceau dans l’ordre sans skip.

Update du 6 Mars : Le compte Daft Punk Official sur Soundcloud est un fake. Que ce soit dit.

3 Responses to “No End”

  1. Julon 05 mar 2013 at 12:18

    Super article , notamment le petit passage  » je l écrivais il y a 3 ans  » .

  2. Borison 05 mar 2013 at 12:53

    J’ai découvert Daft Punk bien longtemps après leur premier album.
    Mon éducation musicale était à des années lumière de ce qu’ils pouvaient produire. J’ai donc pris le train en marche en commençant par écouter Homework, Discovery puis Human After All.

    Grosse claque, grosse surprise, je me suis étonné d’aimer la musique electronique, pour la première fois. Tout est si fluide, intuitif et expressif.
    Petite révolution en moi! Je me suis dit « mais comment ai-je fait pour passer à côté de ce groupe ? »

    Aujourd’hui, loin d’être le fan des premières heures et fou collectionneur compulsif, j’attends avec beaucoup d’impatience ce 4eme opus des Daft Punk.
    Retrouver ce grand chamboulement quand j’ai écouté pour la première fois les titres « Too Long », « Digital Love », « Make Love » ou encore « Emotion ».

    Je vais donc m’abstenir de me jeter sur les eventuelles fuites pour pouvoir, le jour de la sortie, savourer tranquillement l’écoute de ce nouvel opus, track par track, isolé loin de tout.

  3. Davidon 05 mar 2013 at 13:39

    Ca faisait des lustres que je n’avais pas pris autant de plaisir a lire la veritable plume de Diese!!!
    Autant le son de Daft Punk fait penser a un « Discovery 2.0″, autant je lis avec un grand sourire l’article d’un Diese 2.0 qui des qu’il s’agit des Daft, trouve une inspiration bien a lui et c’est agreable. J’ai l’impression de revenir 5 ans en arriere lorsque j’ai decouvert ce blog…

    Daft Punk c’est vraiment une passion et meme si je n’ecoutes pas les bombes electroniques d’Homework, Discovery ou encore Alive (pour mettre en valeur le travail d’Human After All), meme si je ne les passe pas dans mon iPod, elles sont presentes… Comme habiter pres de la mer et ne pas y aller tous les jours. Juste savoir qu’elle est la. Presente…

    Et je peux vous dire qu’a ecouter ce petit loop teasing… J’aurai aime qu’une seconde dure 1 heure…

    Merci Diese, Merci Daft.

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